Pierre Augereau
- Maréchal d'Empire -



Dates : 21 octobre 1757 - 12 juin 1816
Maréchal en : 1804, Grande promotion des maréchaux
Titre : Duc de Castiglione
Arme : Infanterie
Signature :


Qu'en pense Napoléon ?
“Augereau était fatigué et comme découragé par la victoire même; il en avait toujours assez. Sa taille, ses manières, ses paroles lui donnaient l'air d'un bravache, ce qu'il était bien loin d'être du reste, quand une fois il se trouva gorgé d'honneurs et de richesses, lesquelles d'ailleurs il s'adjugeait de toutes mains et de toutes manières.” -Mémorial de Sainte-Hélène.

Opposant à Brumaire et à l'Empire, traître et ennemi virulent de Napoléon en 1814, Augereau ne doit sa place parmi les maréchaux qu'à son courage et à son grand talent d'entraîneur d'hommes.

Avant la Révolution et la guerre qui s'ensuivit en 1792, Augereau, pourtant né à Paris, sert dans les rangs de plusieurs états : ainsi, on le retrouve aux ordres du roi de Prusse, avec lequel il combat l'Autriche et la Turquie, puis dans l'armée de Naples avant de passer au service du Portugal. Il ne rejoint l'armée française qu'en 1792 et devient lieutenant-colonel; blessé dans les Pyrénées, il sert sous Bonaparte sur le front italien et se bat vaillamment à Arcole où, peu avant son supérieur, il s'élance sur le pont drapeau à la main; puis Castiglione (où il obtiendra son titre de duc sous l'Empire). Rentré en France en 1797, il participe au coup d'état du 18 Fructidor contre le royaliste Pichegru, et se voit hériter du commandement de l'Armée du Rhin en récompense. Il est élu député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents et s'oppose au 18 Brumaire mais n'en est pas moins nommé maréchal d'Empire en 1804. Il se distingue à Eylau : malade le jour de la bataille, il se serait fait attacher à son cheval pour pouvoir combattre avec ses hommes, avant d'être blessé grièvement et contraint de rentrer en France.

Après la Campagne d'Allemagne, Augereau se distingue toujours mais cette fois-ci dans l'autre sens : posté à Lyon en 1814, il ne fait rien pour empêcher la progression de l'Autrichien Schwarzenberg vers Paris. Il se rallie à la monarchie après la première abdication et qualifie Napoléon de tyran et d'homme à "l'ambition cruelle, qui n'a pas su mourir en soldat". Ce qui lui vaudra, en mars 1815, un refus catégorique de l'Empereur lorsqu'il essaiera de se rallier. Il sera même rayé de la liste des maréchaux... Il reprend du service sous Louis XVIII et meurt presque un an après Waterloo , le 12 juin 1816.

Au XIXème siècle, le duel est encore courant dans l'armée, que ce soit au front ou dans les écoles militaires. Les grands officiers n'échappent pas à la règle : même si l'usage veut que l'on ne combatte qu'entre soldats de même grade, Augereau est régulièrement provoqué pour ses talents d'escrimeur...
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Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



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