Alexandre Berthier
- Maréchal d'Empire -



Dates : 20 novembre 1753 - 1er juin 1815
Maréchal en : 1804, Grande promotion des maréchaux
Titres : Prince de Neuchâtel et Valengin, Prince de Wagram
Arme : Génie et Cavalerie
Signature :


Qu'en pense Napoléon ?
“Il expédiait tous les ordres et les différents détails particuliers avec une régularité, une précision et une promptitude admirables. C'était un travail pour lequel il était toujours prêt et infatigable. Voilà quel était le mérite spécial de Berthier; il était l'un des plus grands et des plus précieux pour moi; nul autre n'aurait pu le remplacer.” -Mémorial de Sainte-Hélène.
Ame de l'état-major, remarquable organisateur, et de ce fait l'artisan de nombreuses victoires de l'Empire. Ministre de la Guerre, il peut être considéré comme l'un des principaux maréchaux de Napoléon qu'il finira par trahir en 1814-1815.

Ministre de la guerre du Consulat jusqu'en 1807, puis major-général (aujourd-hui chef d'état-major) de la Grande Armée, Berthier entame sa carrière militaire sous la monarchie. Il voyage en Amérique avec Rochambeau et ses 4000 hommes, lors de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Chef d'état-major de Bonaparte dès la campagne d'Italie, il se distingue aux yeux du général en chef à Lodi et le suivra en Egypte, au 18 Brumaire, à travers les Alpes par le col du Grand Saint-Bernard; puis à Austerlitz, après sa nomination au rang de maréchal; à Iéna, Eylau , Friedland, Essling et Wagram où il sera fait prince... Il est présent pendant la Campagne de Russie et combat en Allemagne en 1813. Il s'obstine à refuser son avancement au général Antoine de Jomini, grand stratège de son état-major personnel, pour d'obscures raisons. Conséquence : le suisse passe du côté des Russes et participe à la victoire coalisée de Leipzig... En 1814, le Prince de Wagram est aux côtés de l'Empereur durant la Campagne de France, où il sera blessé à la tête. En mars, il rejoint la "conjuration des maréchaux" et se rallie à la monarchie et au roi Louis XVIII. Lors des Cent-Jours , il refuse de rejoindre l'Empereur, accompagne les Bourbons à Gand puis se retire dans son château de Bamberg en Bavière, où il meurt à peine deux semaines avant Waterloo, le 1er juin 1815, en tombant de sa fenêtre.

Des dires de Napoléon lui-même, Berthier possèdait des qualités exceptionnelles d'organisateur, grâce à son excellente mémoire et une grande capacité de travail. C'est pour cela qu'il est fait prince de Wagram après la bataille, alors qu'il ne méritait pas le titre plus qu'un autre maréchal : l'Empereur a dû vouloir célébrer son sens de l'organisation, sans qui la victoire n'aurait pas été possible.
Durant les Cent-jours, Soult s'essaiera à le remplacer mais ne parviendra pas à faire preuve des mêmes talents que Berthier : étourdi, brouillon, il deviendra vite un des responsables de la défaite de Waterloo...
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Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



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