Louis-Nicolas Davout
- Maréchal d'Empire -



Dates : 10 mai 1770 - 1er juin 1823
Maréchal en : 1804, Grande promotion des maréchaux
Titres : Duc d'Auerstaedt, Prince d'Eckmühl
Arme : Infanterie
Signature :


Qu'en pense Napoléon ?
“La bataille d'Iéna a lavé l'affront de Rossbach.... Le corps du maréchal Davout a fait des prodiges; non seulement il contint, mais mena battant, pendant plus de trois heures, le gros des troupes ennemies qui devaient déboucher du côté de Koesen. Ce maréchal a déployé une bravoure distinguée et de la fermeté de caractère, première qualité d'un homme de guerre.” - 5ème bulletin de la Grande Armée, 15 octobre 1806.
Brillant stratège et général modèle malgré son mauvais caractère, il s'illustre en Prusse en 1806 et reste fidèle à l'Empereur jusqu'à la seconde abdication, à la suite de laquelle il menace son ancien maître d'arrestation, dans le but d'obtenir les grâces des Bourbons.

Général de brigade à vingt-deux ans, Davout est un des plus grands stratèges de l'Empire. Il sert intelligemment sous la Révolution et s'empare de la ville de Luxembourg, mais est fait prisonnier par les coalisés à la suite de la défection du général Pichegru. Il est libéré par l'Autrichien Wurmser, futur adversaire de Bonaparte en Italie, qui connaît sa famille. Il suit son chef Desaix en Egypte puis en Italie en 1800, où il est fait général de division.
Il fait partie de la première promotion des maréchaux en 1804 et s'illustre à Austerlitz en 1805; à Auerstaedt, le 14 octobre 1806, avec ses trois divisions (surnommées les "immortelles") des généraux Gudin, Friant et Morand, il défait à un contre trois les troupes prussiennes du roi Frédéric-Guillaume III. Il sera fait Duc en remerciement de sa victoire, qui permit, en quelque sorte, celle d'Iéna à non loin de là. Il assiste à la Campagne d'Autriche de 1809 et participe à la victoire d'Eckmülh le 22 avril; il y gagne son titre princier.

Présent à Wagram et pendant la Campagne de Russie, il remporte la bataille de Saltanovka contre les troupes du Russe Raïevski en juillet 1812 et, après s'être fâché avec Jérôme Bonaparte, Roi de Westphalie et frère de l'Empereur, il combat à Smolensk puis à la Moskowa, où il est jeté à terre par un boulet alors qu'il dirige lui-même l'assaut de ses troupes. Le 18 novembre, en pleine retraite de Moscou, il repousse les cosaques à Krasnoïe. Durant la Campagne d'Allemagne puis de France, il défend la ville de Hambourg qu'il ne rendra qu'après la première abdication et la défaite sur le front de l'Ouest.
Il se rallie à l'Empire lors du retour de l'île d'Elbe; Napoléon, qui a en lui une confiance absolue, le nomme ministre de la guerre malgré son insistance à se rendre sur le champ de bataille. Après Waterloo, il signe l'armistice avec les coalisés le 3 juillet, puis renie ses liens avec l'Empereur en l'engageant à quitter la France avant qu'il ne le fasse arrêter par ses hommes. Disgrâcié par le Roi pour son ralliement à l'Empire pendant les Cent-jours, il devient maire du petit village de Savigny, près de Lyon. Il meurt à Paris en 1823.
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Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



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