Nicolas-Charles Oudinot
- Maréchal d'Empire -



Dates : 25 avril 1767 - 13 septembre 1847
Maréchal en : 1809, après la victoire de Wagram
Titres : Duc de Reggio
Arme : Infanterie
Signature : (le maréchal Duc de Reggio)



Qu'en pense Napoléon ?
“C’est un général éprouvé dans cent combats, où il a montré autant d’intrépidité que de savoir.” - 10ème bulletin de la Grande Armée, 23 mai 1809.
“Oudinot était commun, [il] n'avait que de la bravoure personnelle.”
Blessé à de très nombreuses reprises, Oudinot s'illustre par son courage sous l'Empire. Il s'acharne à obtenir l'abdication de l'Empereur en 1814 et se rallie entièrement à la Restauration.

Engagé au service du roi dès 1784, Oudinot voit dans la Révolution l'opportunité de se faire connaître et de décrocher ses étoiles de général. Capturé puis libéré en 1793, il prend part aux côtés de Masséna à la victoire de Zurich en septembre 1799. Il le suivra au siège de Gênes l'année suivante mais parviendra à éviter une nouvelle détention par les coalisés, après la défaite française face à l'Autriche. En 1804, lors de l'avènement de l'Empire, il se voit remettre la médaille de la légion d'honneur par l'Empereur; il se distingue à nouveau à Austerlitz à la tête de ses grenadiers, bientôt connus sous le nom de "grenadiers d'Oudinot". A la victoire de Wertingen de Murat sur les Autrichiens, le 8 octobre 1805, à laquelle il participe, succède celle de Dantzig dont il devient le gouverneur après un long siège de deux mois.
Fait maréchal après Wagram en 1809, et duc de Reggio en 1810, Oudinot est connu des soldats pour ses nombreuses blessures, et n'hésite pas à s'exposer aux premiers coups, ce qui lui vaudra d'être accompagné d'un médecin lors de toutes ses campagnes...
Durant la Campagne de Russie, il est chargé par l'Empereur, avec Macdonald, de s'emparer de la ville de Saint-Petersbourg mais il échoue à Polotsk le jour de la bataille de Smolensk, le 18 août 1812. Il sera à nouveau blessé dans la bataille. Présent aux côtés de l'Empereur à la Bérézina, il subit à Grossbeeren (23 août 1813) en pleine Campagne d'Allemagne, une cuisante défaite face à l'ancien maréchal Bernadotte. Il frôle la mort à Arcis-sur-Aube, pendant la Campagne de France en 1814. Il ne doit la vie qu'à sa plaque de Grand Aigle de la Légion d'honneur, qui a pu arrêter la balle avant de blesser le maréchal. Oudinot rejoint la "conjuration des maréchaux" et incite l'Empereur à abdiquer, puis rejoint les Bourbons.

Lors des Cent-Jours, il fait partie des maréchaux, avec Victor, qui refusent de se rallier à l'Empereur et tente de s'opposer au vol de l'Aigle. Il en est récompensé au retour des Bourbons après Waterloo, et, après avoir participé à l'expédition d'Espagne en 1823, il deviendra gouverneur des Invalides à la mort de Moncey en 1842."
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Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



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