Jean-Mathieu-Filibert Sérurier
- Maréchal d'Empire -



Dates : 8 décembre 1742 - 21 décembre 1819
Maréchal en : 1804, Grande promotion des maréchaux (à titre honoraire)
Titres : Comte de l'Empire
Arme : Infanterie
Signature :


Qu'en pense Napoléon ?
“Je ne puis confier le travail de huit mille braves couverts d'honorables blessures qu'à un vieux soldat [Sérurier], qui, dans les temps les plus difficiles et en les conduisant à la victoire, leur donna toujours l'exemple d'une sévère discipline et de cette froide intrépidité, première qualité d'un général.” - Message au Sénat, 25 avril 1804.
Divisionnaire de Napoléon en Italie, Sérurier passe les dix années de l'Empire à l'hôtel des Invalides dont il est le gouverneur dès le Consulat. Favorable au départ de l'Empereur en 1814 puis à celui de Louis XVIII en 1815, c'est sur son ordre que plus de 1400 drapeaux et autres trophées de guerre sont brûlés à l'issue de la campagne de France.

Sérurier a d'abord servi l'armée sous Louis XV lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763) puis en Corse en 1770. Arrêté lors de la Révolution, il participe, en qualité de divisionnaire à la campagne d'Italie menée par Bonaparte et connaît ses heures de gloire à Mondovi, Lonato et Castiglione sans oublier le fameux siège de Mantoue. Il devient gouverneur de Venise après le traité de Campoformio mais rentre en France après sa capitulation devant l'Autriche à Verderio. Le 18 Brumaire, il se trouve à la tête de la réserve de militaire; nommé gouverneur des Invalides, il se voit remettre le bâton de maréchal en 1804, à titre honoraire, avant d'obtenir le commandement de la Garde Nationale de la capitale.

Il reste assez détaché des guerres de l'Empire jusqu'à la Campagne de France. Le 31 mars 1814, les coalisés entrent dans Paris : Sérurier décide alors de brûler le butin de guerre de l'armée impériale, constitué de plus de 1417 drapeaux pris à l'ennemi depuis 1792, afin d'éviter que l'ennemi ne s'en empare. Voyant la défaite inévitable, il rejoint Louis XVIII en avril, puis à nouveau l'Empereur au retour de l'île d'Elbe. La Seconde Restauration, malgré une certaine rancune pour son revirement lors des Cent-Jours, le réhabilite maréchal de France en 1818, sans doute pour le remercier d'avoir soutenu la monarchie en votant la mort au procès du maréchal Ney . Il n'en profitera pas longtemps : il meurt le 21 décembre 1819, seulement quatorze ans après la proclamation du Premier Empire, qu'il avait pleinement approuvée.
Retourner au début


Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



NAPOPEDIA version 2.2.0 © - Grande Encyclopédie de Napoléon et du Premier Empire - 2016-2018
Les images portant la mention "Napopédia" et les textes sont la propriété du site NAPOPEDIA ©. Toute reproduction partielle ou complète est interdite sauf autorisation préalable des auteurs.