Claude-Victor Perrin, dit Victor
- Maréchal d'Empire -



Dates : 7 décembre 1764 - 1er janvier 1841
Maréchal en : 1807, après Friedland
Titres : Duc de Bellune
Arme : Artillerie (en tant que tambour) puis Infanterie
Signature :


Qu'en pense Napoléon ?
“Victor est meilleur qu'on ne le suppose.”
“J'ai renvoyé le Duc de Bellune dont je suis mécontent pour son extrême lenteur et négligence.”- dans une lettre à Joseph, 19 février 1814
Ami de Napoléon depuis Toulon, Victor s'illustre au combat sous l'Empire mais trahit finalement l'Empereur en 1814. Il se rallie pleinement à Louis XVIII et tente de s'opposer au retour de l'Empire en mars 1815 : après Waterloo, il vote la mort au procès de Ney, avant de devenir ministre et serviteur des trois derniers rois de France.

Le maréchal Perrin : voilà ce qu'aurait pu devenir Claude-Victor Perrin, natif des Vosges, s'il ne s'était pas fait connaître sous le nom de maréchal Victor. Un nom qui sonne de manière bien plus familière aux oreilles des connaisseurs de l'Empire...
L'ascension de ce jeune tambour du Roi tient à son affectation au siège de Toulon en 1793, en même temps que des officiers bientôt célèbres comme Suchet, Marmont, Masséna ou encore un certain Bonaparte... Blessé lors de l'assaut du Mont Faron, et nommé général après la victoire, Victor voyage ensuite vers le front espagnol où, enrôlé dans les troupes de Pérignon, il participe à la victoire de la Montagne Noire. Vient la première campagne d'Italie: affecté sous les ordres des divisionnaires Masséna et Augereau, il accède au rang de général de division selon le voeu de Bonaparte, ce qui lui vaut de voir les Autrichiens de près durant la seconde campagne d'Italie en 1800. Décoré le 14 juin à Marengo, son envoi au Danemark lui fait manquer la première Campagne d'Autriche mais il se rattrape en 1806 à Iéna puis à Friedland en 1807 : son implication dans la victoire lui vaut son titre de maréchal et de Duc de Bellune.
Arrivé en Espagne avec l'Empereur en 1808, il se montre maladroit au départ de celui-ci. Il obtient bien quelques succès mais échoue à Talavera le 28 juillet 1809.

En 1812, le Duc de Bellune traverse la Russie avec la Grande Armée et s'y illustre à nouveau; présent en Allemagne en 1813, il faut attendre 1814 et la Campagne de France pour voir la disgrâce du maréchal. Réprimandé par l'Empereur pour son inaction, il finit par l'émouvoir en lui rappelant Toulon et la campagne d'Italie.
Comme beaucoup d'autres, il se rallie à la monarchie mais refuse de rejoindre Napoléon durant les Cent-Jours. Il tente de résister mais doit s'enfuir à Gand avec Louis XVIII et la suite royale; à son retour en France, preuve de son attachement aux Bourbons et du refus du moindre souvenir de l'Empire, il vote la mort de Ney et devient ministre de la Guerre de 1821 à 1823.
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Les 26 Maréchaux :
Augereau, Pierre

Bernadotte, Jean-Baptiste

Berthier, Alexandre

Bessières, Jean-Baptiste

Brune, Guillaume

Davout, Louis-Nicolas

Gouvion-Saint-Cyr, Laurent

Grouchy, Emmanuel

Jourdan, Jean-Baptiste

Kellermann, François-Cristophe

Lannes, Jean

Lefebvre, François-Joseph

Macdonald, Etienne

Marmont, Auguste-Louis-Viesse de

Masséna, André

Moncey, Bon-Adrien-Jannot de

Mortier, Adolphe

Murat, Joachim

Ney, Michel

Oudinot, Nicolas-Charles

Pérignon, Catherine-Dominique

Poniatowski, Joseph-Antoine

Sérurier, Jean-Mathieu-Filibert

Soult, Jean-de-Dieu

Suchet, Louis-Gabriel

Victor, Claude-Victor Perrin dit



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